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1) Quelques règles: - Le diagnostic d'une affection fréquente
est à envisager avant celui d'une maladie rare. "Le sémiologiste" prend en compte ces régles; sa démarche diagnostique est proche de celle du médecin. 2) Pourquoi une aide au diagnostic médical ? "Le diagnostic est l'identification d'une maladie par ses symptômes" ; Ceux-ci ayant été analysés,
lors de l'examen, il ne reste plus au médecin qu'a puiser dans
ses connaissances pour trouver la cause du mal. L'interrogatoire et l'examen reste le privilège du médecin; Le cerveau humain n'est pas fait pour garder un trop
grand nombre de données, présentes à l'esprit en
même temps ; ce qui rend très difficile l'approche exhaustive
(tenant compte de tous les signes présents). Le choix du ou des signes est important: si fatigue, fébricule, adénopathies, sueurs et douleurs à l'ingestion d'alcool, la démarche diagnostique ne se fera pas sur l'asthénie ni sur la fièvre (manque de spécificité) mais sur le dernier signe, très inhabituel donc très spécifique, aboutissant à un diagnostic qui pourra être affirmé s'il y a concordance des autres signes; cette démarche rejoint un peu la théorie de Gestalt permettant d'identifier l'état du malade par un trait pertinent. On peut noter dans ce problème étiologique, que le signe "sueurs" pourra être considéré comme parasitant la démarche diagnostique si l'interrogatoire révèle que ce malade prend de l'aspirine. Ce qui arrive aussi parfois, c'est que le cerveau engagé dans une direction, bloque, par un phénomène d'induction négative, les autres voies: le diagnostic positif erroné exclut le diagnostic différentiel qui paraît inutile ; cela peut même entraîner une hypothèse diagnostique élaborée avant la fin de l'examen, qui n'est plus systématique, mais orienté par la première "impression" ou "intuition". Un signe peut aussi bloquer la bonne voie diagnostique: - lorsqu'il possède une forte sensibilité dans dans l'affection et qu'il est absent (ex: VS normale et Horton, nombre de leucocytes normaux et appendicite); - ou au contraire qu'il est exceptionnel dans la
maladie et qu'il est présent (ex: bradycardie et hyperthyroïdie
ou leucopénie et appendicite). "Le Sémiologiste" répond aux nombreuses difficultés diagnostiques évoquées grâce à son moteur d'inférence, mais méthode et rigueur sont nécessaires pour utiliser les informations contenues dans la base de connaissance; c'est le rôle du moteur d'inférence, qui est la partie la plus informatique du système expert, mais aussi la plus discrète aux yeux de l'utilisateur; il comporte un chaînage mixte : - le chaînage avant (déduction):
si douleur FID et vomissements alors appendicite possible; Il permet une approche diagnostique
permettant la visualisation d'affections auxquelles le médecin
n'aurait pas pensé. -Un professeur agrégé
(endocrinologie) a répondu: 4 ou 5; "Le Sémiologiste" ne peut être exhaustif, mais même s'il existe plus de 20 maladies possibles pour un tel tableau clinique, ce programme a apporté un plus certain: 2 ou 5 à 16· En tant qu'approche diagnostique, il n'est moins important qu'il peut sembler, que le bon diagnostic soit en premier au niveau des probabilités car l'ordinateur fait penser à des diagnostics non évoqués; il est bien certain que ce programme pousse le médecin à la rigueur sémiologique, et qu'il doit n'être interrogé qu'aprés avoir soi-même fait les hypothèses diagnostiques que sa mémoire, son expérience et son intuition permettent, avec comme résultats: - la visualisation , d'autres diagnostics pouvant contenir ceux auxquels le médecin a pensé mais aussi d'autres parmi lesquels peut se trouver le bon; - de nombreux éléments de formation médicale continue sur cas réels ou simulés (correspondant à un EAO); - et un aspect ludique et de compétition certain.
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